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Entre trombones et coulisses

Prostitution : Au coeur d’un réseau brésilien (France Soir)

France Soir 23/03/2011

Arrêtés à Paris, les proxénètes rayonnaient sur tout l’ouest de la France.

Pendant six mois, les hommes de l’Ocrteh ont placé sous surveillance discrète le réseau et ont identifié entre 20 à 30 prostituées, toutes de jeunes célibataires

Pendant six mois, les hommes de l’Ocrteh ont placé sous surveillance discrète le réseau et ont identifié entre 20 à 30 prostituées, toutes de jeunes célibataires

L’automne dernier, l’Office central pour la répression du trafic des êtres humains (Ocrteh) de la direction centrale de la police judiciaire a démantelé un réseau brésilien qui officiait notamment à Paris, d’où il rayonnait ensuite sur une partie de la France. Les filles, toutes recrutées au Brésil, étaient brésiliennes pour la plupart, mais certaines étaient originaires du Paraguay ou d’Argentine. Deux personnes étaient plus spécialement chargées de recruter sur place, au Brésil. A Paris, le réseau se reposait sur un « secrétariat » de quatre à cinq personnes, dont des femmes, anciennes prostituées, en lien avec une autre proxénète qui animait son propre réseau en Espagne et qui « dépannait » à l’occasion ses correspondants parisiens avec quelques filles.

10.000 € de gain chaque jour

Pendant six mois, les hommes de l’Ocrteh ont placé sous surveillance discrète le réseau et ont identifié entre 20 à 30 prostituées, toutes de jeunes célibataires. Pour les passes, le réseau avait investi des hôtels Campanile et des établissements du groupe Accor, en particulier des Ibis. Les prostituées sillonnaient ainsi « le Grand Ouest » sur une ligne reliant grosso modo Rouen à Toulouse. Prix de la passe : 150 €, avec six à huit clients par jour. « Cela rapportait en moyenne 500 à 600 € par jour et par fille, confie un enquêteur. Multiplié par une vingtaine, on arrive au bout du compte à des sommes très importantes. » Plus de 10.000 € par jour.

Le réseau récupérait 50 % des gains, sauf que « certaines filles avaient des velléités de s’affranchir, estimant qu’on leur prenait trop », poursuit l’enquêteur. Certaines ont tenté de se mettre à leur compte, sans y parvenir longtemps. « Il n’y avait alors pas de violence physique pour qu’elles réintègrent le réseau, mais des pressions sur les familles en Amérique du Sud. »

L’affaire est toujours à l’instruction.

Source : France Soir

 

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